Le sketchnoting, vous connaissez?

Après la carte mentale (mindmapping), voici que le sketchnoting fait son arrivée dans le monde de l’éducation. Mais qu’est-ce que c’est, au juste?

Sketch (croquis) + noting (note)

Le sketchnoting est une technique de mémorisation qui consiste à faire un dessin pour illustrer une idée ou un concept, puis à compléter avec des mots-clés ou de courtes phrases.

sketchnoting

Source : Pinterest, Mme B.

 

Ses principales applications à l’école

Le sketchnoting est utilisé surtout pour prendre des notes en classe, pour faire un résumé de lecture et pour réviser. Utilisé pour la prise de notes pendant un cours, le sketchnoting demande un grand effort de concentration et d’analyse, puisque l’élève doit rapidement comprendre un concept, sélectionner les informations essentielles, puis les transformer en schémas, pictogrammes, mots-clés ou phrases… tout en tenant compte de l’aspect esthétique.

Plusieurs élèves ont aussi recours à cette technique pendant ou après une lecture. Cela permet de créer une synthèse claire et rapide, puis de faciliter la mémorisation du contenu.

De plus, au lieu de recopier leurs notes au propre, plusieurs jeunes (et moins jeunes) optent pour le sketchnoting. Ils extraient les éléments essentiels appris en classe et les reformulent en dessins et textes. Le résultat, à la fois informationnel et artistique, favorise la révision. En effet, on a envie de le voir et revoir.

Papier ou informatique?

Même s’il existe plusieurs logiciels comme Gimp, Mypaint ou Krita pour faire du sketchnoting, les spécialistes recommandent d’utiliser la bonne vieille méthode du papier-crayon, car cela favorise la mémorisation du contenu.

Quelques principes de base

Le sketchnoting, ce n’est pas sorcier, mais ça demande tout de même un certain apprentissage. Voici quelques notions de base pour vous aider à commencer du bon pied.

  • Débuter par des projets simples

Inutile de se lancer dans un projet insensé au premier coup de crayon. Il est plus sage, et moins décourageant, de réaliser un premier projet simple. Votre enfant pourrait, par exemple, commencer en faisant sa routine du matin : réveil, déjeuner, habillage, brossage des dents… L’étape suivante pourrait consister à concevoir un aide-mémoire pour son prochain exposé oral, avec l’approbation de son enseignant, bien sûr!

  • Hiérarchiser les titres

Les titres permettent de repérer facilement l’information sur une feuille. Alors c’est important de hiérarchiser les titres en jouant avec la grosseur, l’épaisseur et la couleur.

  • Structurer l’information

Il n’y a pas de bonnes ni de mauvaises façons de faire du sketchnoting. Toutefois, il est essentiel de structurer l’information afin que celle-ci soit facilement compréhensible. Voici les principaux styles : linéaire, radial, vertical, trajet, modulaire, gratte-ciel et popcorn.

7 styles sketchnoting

  • Dessiner selon son talent

Et que fait-on si notre talent en dessin se limite aux bonhommes allumettes? Aucune importance. Tout le monde est capable de dessiner un carré, un cercle, un triangle, une ligne, une flèche, une bulle d’idée et un point. Par conséquent, tout le monde est capable de faire du sketchnoting.

Rappelons-nous que le but, ce n’est pas d’exposer aux Beaux-Arts. C’est de schématiser des concepts afin d’en faciliter la mémorisation.

Enfin, le sketchnoting constitue un superbe outil à ajouter à son coffre. Il favorise l’apprentissage tout en développant la créativité. Que demander de plus?

Pour aller plus loin : lire Sketchnote Time, de Béatrice Lhuillier, aux éditions Chêne, ou bien Apprendre avec le Sketchnoting, d’Audrey Akoun, Philippe Boukobza et Isabelle Pailleau, aux éditions Eyrolles.

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